Auto

Contrôle technique obligatoire pour les voitures de collection

Trente ans d’ancienneté ne suffisent plus à esquiver la réglementation. Depuis mai 2018, les véhicules de collection de plus de 30 ans doivent se soumettre à un contrôle technique tous les cinq ans, contre deux ans pour les voitures classiques. Seuls les modèles datant d’avant 1960 bénéficient d’une exemption, sous réserve que leur immatriculation indique bien le statut « collection ».

En 2024, de nouvelles directives sont venues préciser les modalités de ce contrôle, notamment sur les points vérifiés et les tolérances accordées en fonction de l’âge et des spécificités techniques de chaque véhicule. Ces ajustements visent à clarifier les obligations et à éviter les mauvaises surprises lors du passage au centre agréé.

Voitures de collection et contrôle technique : ce qu’il faut vraiment savoir aujourd’hui

Le contrôle technique obligatoire pour les voitures de collection s’est imposé comme une étape incontournable pour tout passionné qui veut rouler l’esprit tranquille. Dès lors qu’un véhicule décroche la mention « collection » sur sa carte grise, il bénéficie d’un régime sur-mesure : un contrôle tous les cinq ans, là où le parc ordinaire grimpe sur le pont tous les deux ans. Ce traitement particulier, calé sur la directive européenne 2014/45/UE, cible uniquement les véhicules de plus de trente ans affichant la bonne mention sur leur immatriculation.

Pour les modèles antérieurs à 1960, la règle change. Ces voitures échappent au contrôle technique périodique, à condition de jouer la carte de la conformité : l’immatriculation doit afficher le statut « collection » et le véhicule ne doit pas être utilisé à des fins professionnelles ou rémunérées. La vigilance est de mise lors de la demande de carte grise collection auprès de l’ANTS ou de la FFVE, car sans cette mention, retour à la case contrôle classique garanti.

Préserver le patrimoine automobile tout en garantissant la sécurité routière : tel est l’équilibre recherché. Les centres agréés adaptent leur examen à chaque véhicule de collection. Certaines tolérances sont accordées pour respecter la conception d’origine : pas question, par exemple, d’exiger des ceintures inexistantes sur une Traction de 1950. Mais attention : toute transformation majeure, modification non conforme ou touche d’excentricité technique fait tomber le véhicule dans le régime standard, bien plus strict.

Quelles obligations légales pour les propriétaires ? Démarches, cas particuliers et évolutions récentes

Pour profiter du régime réservé aux voitures de collection, une étape s’impose : obtenir la carte grise collection. La demande s’effectue auprès de l’ANTS ou, pour les véhicules atypiques ou mal documentés, avec l’aide précieuse de la FFVE. Ce certificat d’immatriculation distingue le véhicule, autorise l’utilisation de la plaque noire, ajuste la fréquence des contrôles techniques et protège la valeur patrimoniale de l’auto.

Voici les démarches à suivre pour obtenir ce statut particulier :

  • rassembler un dossier solide : justificatif d’identité et de domicile, certificat d’origine, et tout élément prouvant l’authenticité
  • solliciter une attestation de la FFVE, si l’historique du véhicule est complexe ou que les documents font défaut
  • finaliser l’immatriculation auprès de l’administration, qui appose la mention « collection » sur la carte grise

Ces dernières années, la réglementation véhicules a connu plusieurs ajustements. Les voitures d’avant 1960 restent dispensées de contrôle technique périodique, sauf en cas de vente : lors d’une transaction, un procès-verbal de contrôle technique de moins de cinq ans devient alors obligatoire, même pour ces vénérables mécaniques. Pour les motos de collection, la situation reste en suspens : l’obligation de contrôle technique, annoncée à plusieurs reprises, n’a toujours pas franchi l’étape réglementaire.

Un point à ne pas négliger : toute modification substantielle ou perte d’authenticité fait tomber le véhicule hors du champ « collection ». Dans ce cas, retour aux exigences du régime général et à un contrôle technique plus sévère.

Femme souriante présentant un document devant une voiture ancienne

Le contrôle technique en pratique : déroulement, points vérifiés et conseils pour aborder l’examen sereinement

Le rendez-vous au centre de contrôle technique n’est pas une simple formalité pour le véhicule de collection. Le protocole, bien que spécifique, reste encadré par la réglementation véhicules et la directive européenne. Pour ces autos, le calendrier est allégé : cinq ans entre deux passages, et non deux comme pour la plupart des voitures sur la route.

À l’arrivée au centre, le professionnel vérifie d’abord la mention « collection » sur la carte grise. L’examen technique s’ajuste aux caractéristiques et à l’époque du modèle, en tenant compte de son état d’origine. Les principaux points de contrôle portent sur la sécurité et l’intégrité mécanique. Ce sont notamment :

  • l’efficacité du système de freinage et des lignes de frein
  • la direction, la suspension et le train roulant
  • l’éclairage, les signaux et dispositifs réfléchissants
  • la structure, le châssis, l’absence de corrosion perforante
  • les mesures de pollution, le niveau sonore, l’étanchéité

À l’issue du contrôle, trois niveaux de défaillance peuvent être constatés : mineure, majeure ou critique. Seule cette dernière impose l’arrêt immédiat du véhicule. En cas de contre-visite, la réparation doit intervenir rapidement, dans le délai imparti.

Pour aborder l’examen sans stress, mieux vaut préparer un historique précis du véhicule, factures d’entretien à l’appui. Un échange transparent avec le contrôleur, notamment dans les centres UTAC-OTC ou Auto Sécurité, permet de replacer l’auto dans son contexte technique d’origine. Le but n’est pas de forcer une voiture d’époque à coller aux normes actuelles, mais d’assurer sa fiabilité et de respecter le code de la route tout en valorisant le patrimoine automobile.

Un contrôle technique bien anticipé, c’est la promesse de voir ces témoins du passé continuer à écrire leur histoire sur nos routes, sans fausse note administrative ni mauvaise surprise mécanique.