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Devenir analyste en cybersécurité : une excellente option de carrière

Trente-cinq mille postes vacants rien qu’en Europe, des entreprises qui raclent les fonds de tiroir pour dénicher un profil compétent : la cybersécurité n’a rien d’un marché saturé. Ici, personne ne s’arrache les cheveux pour automatiser les tâches ou délocaliser les missions : l’humain reste la clé. Les menaces numériques évoluent tous les jours, le besoin de spécialistes, lui, ne faiblit pas. Résultat ? Ce métier offre une stabilité rare et une perspective claire à ceux qui veulent s’engager dans une carrière qui a du sens.

Pourquoi l’analyste en cybersécurité s’impose comme un métier d’avenir

Le numérique s’est insinué dans tous les espaces de la vie professionnelle. Réseaux interconnectés, objets intelligents, services publics digitalisés : impossible aujourd’hui d’y échapper. En face, les attaques cyber ne font de cadeaux à personne et s’en prennent à toutes sortes d’organisations.

Le constat gagne aussi la France. Selon l’ANSSI, chaque année, des milliers de postes d’analystes en cybersécurité restent sans candidat. L’essor du télétravail, la transformation digitale des services administratifs et la sophistication croissante des attaques maintiennent la pression sur le secteur. Les entreprises se bousculent donc pour consolider leurs équipes au sein des Security Operations Center (SOC), véritables bastions de la sécurité numérique.

Mais la mission d’un analyste SOC va désormais bien plus loin qu’une simple surveillance. Il s’agit de devancer les attaques, d’enquêter sur les incidents, de comprendre la pensée des pirates et de remonter toutes les preuves pour bloquer la menace. L’intervention commence avant même l’alerte et se termine par la remédiation, en passant par la gestion de crise et l’analyse des incidents. Avec une telle palette d’actions, l’aspect stratégique du métier prend du poids.

Voici ce qui distingue concrètement la fonction d’analyste en cybersécurité :

  • Le flux constant de menaces demande une vigilance et une adaptabilité quotidienne
  • Les échanges avec tous les métiers de l’entreprise et la direction donnent une vraie dimension relationnelle au travail
  • Chaque intervention pèse directement sur la protection des données et la continuité de l’activité

Se tourner vers ce métier, c’est parier sur un secteur où la demande ne se tarit pas. Les entreprises recherchent autant des profils polyvalents que des experts dans la détection des menaces, qu’elles se cachent dans les moindres recoins d’un système d’information. Les opportunités de carrière se multiplient, en France et au-delà, pour tous ceux qui veulent s’impliquer de façon durable contre la cybercriminalité.

Quelles missions, compétences et formations pour réussir dans ce domaine ?

Impossible de tomber dans la routine pour un analyste en cybersécurité. Surveiller les alertes, détecter les activités anormales, mener des analyses forensiques, collaborer avec la DSI : chaque journée réserve sa dose d’action et de décisions à prendre. Il faut aussi rédiger des comptes rendus d’incidents ou gérer des crises techniques : tout sauf un métier réduit à des lignes de code.

Pour assumer ce panel de missions, plusieurs savoir-faire s’avèrent indispensables : solide maîtrise des réseaux et des systèmes d’exploitation, utilisation avancée des outils d’analyse (SIEM, EDR, scripting Bash ou Python). Mais impossible de tenir la distance sans rigueur, esprit d’équipe et capacité à rendre limpide un jargon technique pour des interlocuteurs non spécialistes.

Accès au métier et parcours de formation

La première marche, c’est la formation en cybersécurité. Plusieurs parcours ouvrent la porte :

  • BUT réseaux et télécommunications, licence ou master en informatique selon son profil initial
  • Titres RNCP bac+3 à bac+5 avec spécialisation en sécurité ou systèmes et réseaux
  • Écoles d’ingénieurs (généralistes ou spécialisées) qui intègrent la cybersécurité dans leurs cursus

De nombreux professionnels viennent aussi du développement ou de l’administration systèmes, puis choisissent de se spécialiser à travers une formation complémentaire. Les expériences pratiques, comme les concours Capture The Flag (CTF) ou les stages en SOC, font la différence sur le terrain. Les certifications reconnues (CISSP, CEH…) valent aussi leur pesant d’or pour accélérer un changement de filière ou progresser dans la hiérarchie de la cybersécurité.

Homme expliquant un plan de securite avec ses collegues

Conseils pratiques et ressources pour se lancer ou se reconvertir en cybersécurité

Dans ce secteur, rester en alerte devient vite un réflexe. Suivre de près les actualités de l’ANSSI ou du CERT-FR, explorer les publications spécialisées, fréquenter les communautés actives sur Discord ou LinkedIn permet d’échanger sur les dernières menaces et de bâtir un réseau solide.

Pour enrichir son socle de compétences, la formation continue ouvre de belles perspectives. Universités, écoles d’ingénieurs, acteurs privés : tous proposent des modules adaptés, souvent accessibles à distance. Les certifications internationales, comme CISSP, CEH ou OSCP, facilitent l’accès aux postes d’analyste SOC, que ce soit à Paris, Lyon ou ailleurs en Europe.

Côté rémunération, la fourchette s’avère attractive. En début de parcours ou avec quelques années d’expérience, un analyste cybersécurité perçoit en général entre 38 000 et 55 000 euros brut par an, avec des pics au-delà de 65 000 euros dans les grandes entreprises et en région parisienne.

Pour progresser et acquérir les bons réflexes, les plateformes de Capture The Flag comme Root-Me, Hack The Box ou OverTheWire proposent un entraînement concret : défis techniques, mises en situation réalistes, tout y passe pour affûter sa pratique. Pour celles et ceux qui visent une reconversion, des dispositifs de financement tels que le CPF accélèrent la marche vers ce métier,un vrai passeport pour rejoindre un secteur dynamique sans attendre des années.

L’effervescence numérique ne faiblit pas, et les analystes en cybersécurité sont en première ligne. Derrière leurs écrans, ils tiennent la barre, empêchant la tempête d’engloutir les données et la confiance. Il suffit parfois d’un clic pour écrire la suite de cette aventure.